Comment est né a’corpsdanse ?
a’corpsdanse est né du mouvement, de la danse, de la passion, d’une recherche intérieure, du désir de compréhension du corps, de la Vie, de l’accueil de ce qui est, d’un accord intérieur, d’un choix profond.
Au-delà de la démarche professionnelle, il y a bien sûr, une démarche personnelle, fluide parfois, douloureuse à d’autres moments, un chemin de vie. De fait, a’corpsdanse n’est pas une méthode, c’est une recherche en cours, un partage, une démarche.
Quand cette démarche a-t-elle commencé ?
Ce mouvement intérieur a commencé en moi depuis l’enfance avec la pratique de la danse, puis s’est poursuivi dans ma vie de jeune adulte en Allemagne toujours avec la danse ; j’ai découvert en Alsace toute proche le Tai Chi, la méditation, la méthode Vittoz…
Il s’est poursuivi grâce à la rencontre sincère avec chacun, avec chaque groupe, avec les changements visibles et ceux à peine perceptibles, les émerveillements, les interrogations et les inquiétudes, avec la musique qui me touche, avec les intentions si simples de la danse africaine d’ancrage, l’intensité de la danse méditative, la liberté de l’expression sensitive… La philosophie d’a’corpsdanse est devenue évidente entre 2007 et 2008, le mot « accordance » m’est venu à Noël comme un cadeau ; d’une autre rencontre sensible et fluide est né a’corps danse puis a’corpsdanse, accorder son corps au son de la vie.
Quelles autres étapes vous ont amenée
jusqu’à a’corpsdanse ?
Dans le désordre… la découverte de l'Anti-Gymanstique puis de la kiné Mézières et de la relaxation Vittoz quand j'avais 19 ans, de la fasciathérapie, ma pratique de la danse-thérapie… ma compréhension que l’être humain est un tout, mes formation en massage et en réflexologie à l’ARTEC, celle de l’Anti-Gymnastique auprès de Thérèse Bertherat, la pratique de l'Expression Sensitive avec Dominique Hautreux … et puis les périodes de grossesse et l’arrivée de mes enfants qui m’apprennent beaucoup. Plus récemment, j’ai commencé à pratiquer le Body Mind Centering (Education Somatique par le Mouvement) et me suis impliquée dans cette formation. Et puis bien sûr, toutes les rencontres…
Est-ce que a’corpsdanse
est un travail corporel ?
Oui et non. a’corpsdanse permet de mettre ou remettre en mouvement, d’accompagner un mouvement intérieur et extérieur, d’affiner son acuité, sa sensibilité, son écoute… La pratique est fondée sur l’anatomie et la physiologie du corps humain et sur l’expérience de techniques corporelles reconnues ; alors travail corporel ou pratique corporelle … ?! J’utilise volontiers les deux termes, le premier fait résonner en moi la mise en mouvement intérieur profond, le changement, le second une notion plus ludique et légère.
Quelle différence entre a’corpsdanse
et accordance ?
a’corpsdanse est la démarche globale,accordance est la pratique, qu’il s’agisse de la pratique corporelle ou de la danse, c’est de l’accordance, dans le sens « d’accorder » avec la notion d’art. Chacun est libre de l’écrire, de le vivre comme il le sent.
Avez-vous inventé ce mot ?
J’ai le sentiment de l’avoir inventé, mais je l’ai sans doute réinventé. Je ne doute pas que d’autres avant moi avaient senti l’accord que réalise le mouvement fluide en soi.
Pourquoi proposer une pratique corporelle et de la danse sous le nom a’corpsdanse ?
Accorder… accord… corps… danse… accordance…. a’corps danse… a’corpsdanse… cela s’est fait comme cela.
J’ai longtemps choisi dans ma pratique professionnelle soit la danse, soit le travail corporel. Tout en pratiquant les deux pour moi-même, il me semblait devoir choisir l’un ou l’autre pour enseigner. Puis, au cours des dernières années, il s’est imposé que je n’avais pas de choix à faire, que l’un et l’autre s’accordaient si moi-même j’étais en accord. Instantanément, cet accord s’est réalisé en moi et dans ma pratique.
Pourquoi « l’art » de l’accordance ?
Je sais que s’accorder au son de la vie est un art parce qu’il s’agit de beauté, mais je n’ai pas encore les mots pour en dire plus… C’est en pratiquant que l’on comprend.
Qu’est-ce que le «son» de la vie ?
Le son de la vie est ce que chacun de nous perçoit, entend ou voit « en lui » sans toujours le savoir. C’est le « son » ou la vibration d’une feuille dans le vent, de la plante qui pousse, de la fleur qui s’ouvre, du sourire d’un bébé, d’une étoile filante dans le ciel… c’est beau et c’est simple… tout simplement beau. Si je regarde au-delà de la perception même quand une fleur éclot ou qu’un enfant sourit, j’imagine que l’Univers entier l’entend. Chacun et chaque chose trouve et retrouve alors sa juste place.
Notre corps vibre-t-il lui aussi ?
Oui, notre corps vibre ; quand nous parlons, bougeons, évoluons dans notre environnement, notre corps vibre ; quand nous sommes en relation verbalement ou non, il vibre ; le simple fait d’être en vie fait que nous vibrons comme chaque animal, plante ou arbre de la planète pour ne citer qu’eux.
Emet-t-il un son ?
Notre corps vibre d’un son inaudible à nos oreilles mais perceptible par nos « capteurs » les plus sensibles. On ne l’entend pas, mais on le « sent » dans la façon d’être, de bouger, de parler…. Chacun sait qu’il nous est parfois possible de percevoir la présence de quelqu’un alors qu’on ne l’a ni vu ni entendu ou bien que le message corporel n’est pas le même que celui des mots.
À quel moment le son de notre corps
est-il moins harmonieux ?
Quand notre corps n’est pas accordé, quand il est tendu, déséquilibré, « vrillé », quand il est douloureux, quand il n’est pas respecté. La vibration que nous émettons alors consciemment ou inconsciemment n’est pas harmonieuse non plus. Ces jours-là ou à ces périodes-là tout va mal : nous sommes énervés, fatigués (plus classiquement, nous disons que notre entourage nous énerve), nous sommes tendus intérieurement, musculairement, douloureux parfois.
« Comment le rendre plus harmonieux ? »
S’accorder, se mettre en accord avec soi tout d’abord… afin de s’accorder avec les autres, avec la nature, avec le monde. Il y a de multiples façons de s’accorder.
a’corpsdanse en est une parmi d’autres. Elle accompagne en douceur l’harmonisation du corps dans une recherche de mobilité, de fluidité, d’ancrage, d’ouverture, de calme, dans le respect de l’anatomie, de la physiologie du corps humain et de la globalité de chacun. Cette pratique permet de s’équilibrer dans un axe mobile et souple sans effort ni entrave, grâce à des mouvements basés sur les chaînes musculaires et articulaires, la posture, la mobilité des fascias, la circulation des énergies... Elle permet avant tout de se mettre, se remettre en mouvement intérieurement, profondément, de la partie la plus musculaire/articulaire de nous, à la plus profonde (liquide, organes…), à la plus subtile, par un travail corporel doux, profond et respectueux ou par la danse. Notre corps vibre ainsi d’un son harmonieux inaudible à nos oreilles mais perceptible par nos « capteurs » les plus sensibles.
Pour revenir à l’image de l’instrument de musique, le musicien a besoin d’une note de référence, c’est son quotidien : accorder son instrument, le « chauffer », s’accorder avec les autres instruments sur la même note pour jouer ensemble ; il en est de même pour nous (s’accorder à l’intérieur de soi, s’accorder avec les autres, avec l’environnement).
Pour réaliser cet accord, la note de référence que propose a’corpsdanse est celle de la vibration de la vie, du mouvement et du rythme de la vie qui vibre en nous et autour de nous, du son de la vie. Quand nous sommes fluides, calmes, en paix avec nous-même, nous pouvons l’être avec notre entourage et notre environnement ; nous sommes alors en état « d’accordance », en harmonie. Notre mouvement, notre voix, le « son » que nous émettons, inaudible à nos oreilles mais perceptible par nos « capteurs » les plus sensibles vibre pleinement et en accord.
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